Après cinq mois du début de la crise des ordures qui sévit le Liban depuis le 17 juillet 2015 après la fermeture de la décharge de Naameh, et suite au refus de la plupart des options des décharges présentées comme celle relative au choix du site du Costa Brava à Khaldé ou celle concernant le site d’enfouissement de Srar au Akkar, il semble que la solution envisagée est l’exportation des déchets vers l’extérieur. En effet, le Premier ministre libanais Tammam Salam a indiqué que l’exportation des déchets sera adoptée dans les prochains jours avant les fêtes. De sa part, le ministre de l’Agriculture, Akram Chehayeb, a déjà souligné à l’issue de la réunion de la cellule chargée de la gestion de la crise des déchets présidée par le Premier ministre, que l’étude du dossier des déchets est bientôt achevée et que l’affaire de l’exportation des ordures touche à sa fin. Ainsi, la commission a discuté en présence des ministres concernés, les offres présentées par les entreprises privées, les sources de financement et les autres questions administratives, techniques, scientifiques et légales, en tenant compte de la Convention de Bâle incarnant les conditions internationales régissant l’exportation des déchets, selon M. Chehayeb. Le projet sera donc présenté au gouvernement pour qu’il soit bientôt signé. A ce niveau, nous posons certaines questions: est-ce qu’une identification et une classification des déchets selon leurs genres et leurs types vont avoir lieu avant d’autoriser leur transfert, conformément à la Convention de Bâle « sur le contrôle des mouvements transfrontières de déchets dangereux et de leur élimination» dont le Liban est partie? A noter qu’il n’existe pas au Liban un système pour la classification, la collecte, le transfert et l’élimination des déchets dangereux par des méthodes sûres à l’exception du décret relatif à la classification et à la gestion des déchets infectieux et générés par les hôpitaux. Ainsi, les ordures du Liban sont un mélange de tous les genres, les types et les catégories. Ceci nécessite donc de les trier, de déterminer leur nature et de les classifier avant de les exporter. En outre, toute violation des procédures de la Convention durant le mouvement du transfert des ordures est considérée comme «trafic illicite» des déchets. Et malgré que l’exportation incarne une solution rapide et ne touche pas directement les habitants d’une région quelconque au Liban, cependant, elle possède un coût élevé qui sera très lourd pour un pays noyé dans ses dettes depuis toujours. «Vous puez» Dans le même contexte des déchets, le collectif «Vous puez» a invité à trois sit-in symboliques afin de régler la crise: le premier aura lieu mercredi devant le ministère de la Justice, le second se déroulera jeudi devant les ministères des Télécommunications et des Finances et le dernier se tiendra samedi dans la place de Riad Al Solh.

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