Récemment, le Forum africain du carbone s’est clos par des séances de haut niveau, où les participants ont entendu que le succès de la lutte contre le changement climatique et la réalisation du développement durable en Afrique nécessite la finance, la coopération et un véritable engagement avec les acteurs non étatiques.

Ainsi, Vincent Biruta, ministre des Ressources naturelles du Rwanda, a souligné que « le développement doit simplement être durable. Sinon, il ne s’agit pas de développement. Nous ne pouvons atteindre les objectifs de développement durable que si nous traitons le défi posé par le changement climatique. »

Pour sa part, Rhoda Peace Tumusiime, Commissaire de l’Union africaine pour l’économie rurale et l’agriculture, a déclaré : « nous avons besoin d’un effort de qualité, coordonné au niveau national», tout en appelant pour que l’Afrique reçoive sa juste part du financement climatique promis et a encouragé les pays à adopter des politiques qui incitent le secteur privé à l’action climatique.

Par ailleurs, le responsable de la Banque africaine de développement, Anthony Nyong, a appelé à la rationalisation des offres de financement et à des dépenses plus rationnelles, remettant en cause la logique des subventions aux combustibles fossiles tout en recherchant des occasions de financer l’action climatique.

D’où l’importance de la coopération et l’intégration du public, de la société civile et du secteur privé ainsi que les gouvernements dans la réponse internationale au changement climatique.

En outre, l’Afrique a besoin de connecter les mesures d’atténuation à la résilience et la croissance verte, dans le cadre des objectifs ambitieux du Programme 2063 de l’Union Africaine.

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