Traduit de l’arabe par Maya Samaha

L’organisation Green Area Internationale a reçu un appel de l’activiste soudanais Tayyib Taher, afin de savoir la méthode requise pour rendre une cigogne arrivée au Soudan et qui porte à la jambe un anneau polonais avec le numéro 137.
L’organisation a informé l’ambassade de Pologne à Beyrouth, BirdLife International, ainsi que l’organisation polonaise Grupa Ekologiczna, à propos de cet incident, dans l’espoir de répondre à l’appel de l’activiste soudanais, qui et contrairement à plusieurs personnes, a exprimé un intérêt porté sur cet oiseau, alors que beaucoup d’autres personnes tuent et torturent les oiseaux migrateurs tout au long de leur voyage de retour de leur habitat d’hiver en Afrique, vers leur habitat d’été en Europe, et en particulier en Pologne.

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A noter qu’une idée fausse continue à se propager que les oiseaux sauvages ayant des anneaux dans leurs jambes et des dispositifs de repérage sont utilisés pour l’espionnage, ainsi, le fait de tuer ces oiseaux est considéré comme « une réalisation nationale », alors qu’il est requis de mettre en évidence la violation d’un certain nombre de conventions internationales obligatoires qui empêchent la chasse des oiseaux migratoires.
La vallée de la Mer Rouge accueille plus de 2 millions d’oiseaux migratoires à travers la région.
Et généralement, des anneaux et des dispositifs sont mis dans les jambes des oiseaux par des centres de recherche spécialisés, afin de surveiller les espèces d’oiseaux menacées et de connaître leurs habitudes de vie et leurs zones de reproduction.
La cigogne est considérée l’icône d’oiseaux dans un certain nombre de pays d’Europe orientale, à cause des services procurés aux agriculteurs en éliminant les insectes qui menacent leurs cultures. En outre, lors de sa migration au-dessus du Liban et d’autres pays, elle procure aussi un service aux agriculteurs comme elle tue dans sa voie de migration des reptiles et des insectes qui endommagent les saisons agricoles.
Notre site greenarea.me a déjà contribué à parrainer une initiative pour suivre la cigogne « Paul » dans son voyage saisonnier, au cours de son émigration de la Pologne vers l’Afrique. Cet oiseau porte le nom de l’activiste Paul Abi Rached qui a visité la Pologne l’année passée dans le but de coopérer avec les organisations qui travaillent dans le domaine de la protection des cigognes, considérées l’oiseau national dans ce pays.
Et selon les informations disponibles, durant le voyage de retour de cet oiseau de l’Afrique vers l’Europe avant une semaine, le dispositif de suivi qu’il porte n’a plus travaillé au-dessus du Golan syrien occupé, ce qui indique qu’il a été exposé à la chasse ou a été détenu.
Le site greenarea.me continue à élever la voix depuis son lancement, pour braquer les projecteurs sur les massacres qui touchent ces oiseaux migrateurs au-dessus des passages les plus importants des cigognes, y compris le Liban.
Le site a ainsi soutenu le concours de la « Chasse de Cigogne par la photographie » organisé au début de la saison de migration de la cigogne au printemps passé, sous l’égide de l’ambassade de Pologne au Liban.
En revenant à la Pologne, et plus précisément au village de Zivkovo, où ses habitants assistent à une belle expérience distinctive avec les cigognes, comme les oiseaux, qui dépassent le nombre des habitants en été, protègent ce village.
Les habitants croient que ces oiseaux apportent la chance, les touristes et les enfants, selon les anciennes légendes polonaises. Ces villages qui se situent au nord de la Pologne, proches de la frontière avec Kaliningrad, comptent sur ses oiseaux pour attirer les touristes et pour lutter contre le déplacement de la campagne.
Les villageois font ce qu’ils peuvent pour accueillir ces grands oiseaux blancs qui apportent la chance selon les Européens de l’Est et les résidents du Nord.
Plus de 15 mille paires des cigognes blanches arrivent chaque année à ce pays riche en lacs et en marais. La Pologne comprend 50 mille oiseaux de ce genre, donc 20% du total des cigognes dans le monde, selon les autorités locales.
Il est à noter que la Pologne a officiellement demandé au Liban de permettre aux cigognes de traverser le ciel du Liban et de retourner à leur terre pour se reproduire en toute sécurité, soulignant qu’il y a une mauvaise image tirée de certains Libanais qui chassent les oiseaux de cigognes migrateurs en diffusant sur leurs réseaux sociaux leurs photos avec les cigognes tuées pour vanter leurs compétences!
Le ministre de l’Environnement a déjà promis après une rencontre avec l’ambassadeur de Pologne au Liban de poursuivre l’affaire, en affirmant que la publication de la loi sur le parquet de l’environnement, qui a consacré des avocats publics écologistes pour l’environnement va contrôler les irrégularités, et une coopération aura lieu avec les municipalités pour prévenir ce phénomène. Il a aussi encouragé à mettre les cigognes dans certaines régions du Liban comme Bnashii pour une prise de conscience sur leur importance.
L’organisation internationale GreenArea qui est une organisation internationale non-gouvernementale basée à Genève – Suisse, fondée au début de l’année 2016, s’intéresse à toutes les affaires liées à l’environnement dans la région méditerranéenne, surtout en ce qui concerne la biodiversité et les espèces menacées. L’organisation suit aujourd’hui l’affaire de la cigogne au Sudan.
GreenArea cible également les journalistes environnementaux des pays du bassin méditerranéen à travers le monde, elle procure aux blogueurs et aux journalistes les nouvelles et les informations nécessaires, outre les moyens nécessaires pour qu’ils puissent transmettre leur voix. L’organisation internationale GreenArea travaille pour créer et renforcer les réseaux privés des journalistes environnementaux à travers des ateliers de formation, le développement des matériaux de référence et des plates-formes plus complètes de production et de distribution, en distribuant de petites subventions et en publiant leurs travaux dans la presse écrite, la radio, la télévision et plusieurs autres plates-formes médiatiques en ligne, avec une attention particulière sur des questions telles que le changement climatique, la biodiversité, l’eau, la santé environnementale, les océans et les ressources côtières.

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